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Un peu d'histoire

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La découverte du Congo est attribuée au navigateur portugais Diogo Cão, ou Diégo Caô (également francisé en Diego Cam ou Jacques Cam), qui aborde l’embouchure du fleuve en 1482.

Les Portugais entrent progressivement en contact avec les chefferies et le royaume Kongo, dont la fondation remonterait au XIIIème siècle et dont la capitale se situait dans le Nord de l’actuel Angola.

Le royaume de Loango (à 20 km de Pointe-Noire) devient, au XVIIIème siècle, un centre important de la traite des Noirs, commencée dès le XVIème siècle

Pointe-Noire, une histoire et un développement liés à l’économie

 

Au XV et XVIe siècle, les navigateurs portugais et espagnols qui voguaient au large du royaume de Loango apercevaient un éperon noirâtre constitué de grès bitumineux. Cette protubérance montagneuse, point de repère géographique dit ‘’Punta-Negra’’ sera mentionnée sur les cartes de navigation dès 1484. Il donnera, plus tard, le nom de Pointe-Noire à la ville capitale économique du Congo Brazzaville.

 

En effet, l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza qui s’était installé à MFOA (Brazzaville) en 1880, envoya le lieutenant de vaisseau Cordier aller à la conquête des territoires riverains de l’atlantique. C’est ainsi que le commandant du navire le ‘’Sagittaire’’, signa le 23 mars 1883 un traité de protectorat avec le roi Ma Loango, pour y ériger une ville. C’était déjà la naissance de Pointe-Noire.

Mais l’histoire retient plutôt la date de Mai 1922 dans l’acte de naissance de la ville de Pointe-Noire, quand bien même la ville avait déjà pris forme.

 

Avec notamment le lancement des travaux de construction du Chemin de fer Congo Océan et du Port de Pointe-Noire un an plus tôt, en 1921 par le Gouverneur Général Victor AUGAGNEUR. Les quartiers actuels de MVOU-MVOU, MBOUKOU, LOANDJILI, SIAFOUMOU, MPITA, NGOYO, TCHIMANI et TCHIMBAMBA n’étaient alors que de petits villages.

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Pointe-Noire : boostée par le port et le Chemin de fer

 

Plusieurs facteurs d’intérêt socio-économiques ont concouru à l’essor de Pointe-Noire. On peut citer entre autres, la construction du Chemin de fer Congo-Océan (1921-1934), long de 510 km, reliant la côte atlantique à Brazzaville au bord du fleuve Congo. C’était une voie privilégiée d’accès pour acheminer les richesses de l’hinterland des territoires de l’AEF (Afrique Equatoriale Française) jusqu’au port de Pointe-Noire.

 

D’où le surnom historique de ‘’Porte Océane de l’Afrique centrale’’ attribué à la ville de Pointe-Noire et à son port maritime en eaux profondes. Celui-ci fut construit entre 1934-1939, et accueillit son premier paquebot, «le Foucault», accosté le 2 avril 1939. Ce fut l’inauguration officielle, en présence du Gouverneur Général Joseph Reste. On peut aussi citer la Construction du premier Wharf sur la côte mondaine en 1926, la première adduction d’eau potable de la ville en 1927 et la construction de l’aérogare en 1932.

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Pointe-Noire : ville pétrolière, de bois et des mines

 

C’est en 1946 que commença l’exploitation à une échelle considérable de la forêt du Mayombe. Des essences de bois nobles sortirent de cette forêt, et furent acheminées au port de Pointe-Noire. Ensuite naîtront les premières scieries artisanales installées dans la zone dite du Km4 autour du dépôt du Chemin de fer (CFCO).


A la fin des années 70 et au début de la décennie 80, Pointe-Noire a connu un boom forestier tout à fait particulier, avec la mise en place et l’exploitation industrielle des plantations clonales d’eucalyptus. Une première mondiale !

 

En 1947, le domaine congolais de l’Onshore est ouvert à l’exploration pétrolière, et dix ans plus tard, est attribué le premier permis marin à la SPAEF, ancêtre d’Elf-Congo.

Ainsi, sous la conduite du célèbre géophysicien Paul MOYNE, commença la véritable épopée de la recherche pétrolière au Congo, qui aboutit en 1957 à la découverte du premier gisement de pétrole de la Pointe-Indienne à une vingtaine de km au nord de Pointe-Noire.

La production commença en 1960, avec un volume de 51 847 tonnes de brut pour atteindre un pic de 123 393 tonnes en 1962.

 

Puis très rapidement, de nombreux gisements pétroliers furent découverts tant en Onshore qu’en Offshore, faisant de Pointe-Noire, mieux du Congo, un pays producteur de pétrole.

 

Pointe-Noire est connue depuis pratiquement la décennie 70 comme une ville pétrolière, avec la présence des majors comme le français Total, l’italien Eni, ou encore l’américain Chevron, etc.

Du sous-sol de Pointe-Noire sortent environ 300 000 barils de brut par jour. Le pétrole contribue à environ 62% dans l’économie congolaise et à plus de 80 % au budget de l’État.


Plus tard, en 1969 commença l’exploitation du gisement de potasse de MAKOLA à près de 30 km à l’est de Pointe-Noire. La production était évacuée par l’entremise d’un wharf de près de 1 700 mètres de long, construit à la côte sauvage en 1967. 

 

La production a cessé et le chantier a fermé en juillet 1977 à la suite d’une inondation des galeries et de l’ensemble de la mine par une rivière souterraine.

 

Toutes ces activités ont confirmé la ville de Pointe-Noire dans son rôle de ville industrielle et commerciale, où se sont installés les comptoirs des compagnies concessionnaires françaises comme la SCKN (Société concessionnaire du Kouilou-Niari), la CCSO (Compagnie concessionnaire de la Sangha-Oubangui), la CFAO (Comptoirs français de l’Afrique occidentale), et enfin SHO-Congo (Société de Haut-Ogoué du Congo). Ces deux dernières citées étant encore en activité.

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